Vendredi 23 juin 2006

J’ai dessiné huit masques jusqu’à l’age de 17 ans, devenu homme, je recule vers mon enfance et me demande qui je suis. Explorant des fils, m’interrogeant sur ce qui me contrôle, j’écris, inlassablement, j’écris, de la même façon,  avec les mêmes mots, ceux-ci qui sont si beaux. Alors que ce quart approche, point de peur, pas plus qu’avant, je n’ai jamais fui la marche en avant, peut être parfois ai-je trop tourné la tête. Je porte ces huit masques dessinés au gré du temps, j’ai appris à devenir le vent en demandant si je suis, je vous décris mes opérations élémentaires.

Je me transporte, je titre, ce que je pense, ce qu’ils pensent… Effaçant les traces et les gelures, je grimpe sur les feuilles, douce sudation, nous sommes aux murmures estivaux. Point de répit pour les lettres qui sautillent terriblement sur ces courbes. 

 

J’écris, je rencontre des murs, son inaudible du fracas, mais je me jette mains et tête dans cette Neuvième Danse, activité d’impulsif, d'impatient, d'indécis, d'irrationnel. Si à l’ombre de mes désirs, mon envie et mon ennui se côtoient, je m’écrie aux armes, les garçons. Je couche dans ces fragments mes journées sauvages, pour retrouver mon inconsistance. L’ordre ubuesque et surréaliste qui s’annonce de ce prochain 28 juin,  me chuchote que la vie ne m’embrasse, elle me gifle. Promis, j’embrasserai la pyrolyse, je carboniserai ces peaux,  discernerai mon précis de masculinité.  Et si la condition du si, de ce si qui m’assoit, était d’accepter que pour certains et seulement certains, j’aie la beauté du diable…

 

Regardez ces yeux, ces sabres …
par Rikuo Himura publié dans : [Mod Op]
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Dimanche 18 juin 2006
Jouer, tel est mon credo, je roule, brume d’orge et de blé … Les goûts, simples effets de temps, de lieu et d’énergie, sont des règles à prendre en compte. Je ferre et attrape, je mets à terre et enserre. Yeux de serpent et sourire acéré, huit mascarades, vous regarderez l’esthétique diabolique prendre forme. Vous avez peur ? Pourtant, vous dansez, charmeur de serpent que vous êtes! Numéro suivant, j’ondule des pensées, fouet claquant, je marque, à l’encre de sang. En soit, tout s’apprivoise, lorsque la marque est connue.
par Rikuo publié dans : [Mod Op]
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Dimanche 11 juin 2006
Quatre mains parcourent  un fil, fin et sensible. Il s’étiole, s’étire et résiste. Le temps court sur ce fil, chemin de fibres, ils n’auraient pas du passer par là. 2 pour tisser une vie, ils ne veulent plus, ils tombent… Chacun poursuivant leurs destins, ils rejettent et esquivent. Relié par le cœur, en fait, le fil ne s’est jamais rompu. Amoindri, mais toujours présent, ils ne l’entendent pas. Il faudra tirer ou raccommoder, recommencer à tisser ou couper. Chaque jeu de toile est unique, ils ne le ressentent pas encore, peut être l’un comprend, peut être l’autre ferme les yeux, mais ils tisseront les armes, comme ils s’aiment, ils se détestent…
par Rikuo publié dans : [Mod Op]
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Dimanche 11 juin 2006

Un verbe dans chaque souffle, je me meus dans les soupirs. J’aime ces mélodies de vide, dès lors je regarderai la fin dans les yeux. Ces lumières irisées courbent et se recourbent dans mes mains. Jongleur, lames et étoiles virevoltent autour d’un corps rigide. Alternant lancer et arrêt, j’abandonnerai mes armes et nous passerons au corps à corps. Bataille achevée, pour recommencer, il aurait fallu me déclarer la guerre…

par Rikuo publié dans : [Mod Op]
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Jeudi 1 juin 2006

Alors que pointent doux rayonnements et simples brises, je m'arrête et contemple une fontaine. Cette eau qui court, tombe, me fredonne une douce chanson.

De coup en coup, mon coeur rebat... De vie en vie, permettez-moi de prendre un cheveu, une photo, une pièce ou une lettre. Simple voleur d'instant, j'ebourifferai vos pensées, je reécrirai vos instants, dans la douce chaleur et noirceur de l'été.

Vous caressez ma vie sur ce pont, à ce moment, je me jette à l'eau  ...

A vous de jouer ...

par Rikuo publié dans : [Mod Op]
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