J’ai dessiné huit masques jusqu’à l’age de 17 ans, devenu homme, je recule vers mon enfance et me demande qui je suis. Explorant des fils, m’interrogeant sur ce qui me contrôle, j’écris, inlassablement, j’écris, de la même façon, avec les mêmes mots, ceux-ci qui sont si beaux. Alors que ce quart approche, point de peur, pas plus qu’avant, je n’ai jamais fui la marche en avant, peut être parfois ai-je trop tourné la tête. Je porte ces huit masques dessinés au gré du temps, j’ai appris à devenir le vent en demandant si je suis, je vous décris mes opérations élémentaires.
Je me transporte, je titre, ce que je pense, ce qu’ils pensent… Effaçant les traces et les gelures, je grimpe sur les feuilles, douce sudation, nous sommes aux murmures estivaux. Point de répit pour les lettres qui sautillent terriblement sur ces courbes.
J’écris, je rencontre des murs, son inaudible du fracas, mais je me jette mains et tête dans cette Neuvième Danse, activité d’impulsif, d'impatient, d'indécis, d'irrationnel. Si à l’ombre de mes désirs, mon envie et mon ennui se côtoient, je m’écrie aux armes, les garçons. Je couche dans ces fragments mes journées sauvages, pour retrouver mon inconsistance. L’ordre ubuesque et surréaliste qui s’annonce de ce prochain 28 juin, me chuchote que la vie ne m’embrasse, elle me gifle. Promis, j’embrasserai la pyrolyse, je carboniserai ces peaux, discernerai mon précis de masculinité. Et si la condition du si, de ce si qui m’assoit, était d’accepter que pour certains et seulement certains, j’aie la beauté du diable…
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