Ma vie n'a qu'un instant pour s'embraser. Cette vie me tend les bras et je n'en voudrais pas, je préfère les noeuds, les vides et les errances ... Un corps ne dispose pas du droit absolu. Il est imposé, apposé à celui qui risque à tout moment l'effondrement...
J'attends, ces masques sont miens. On les regarde de l'extérieur, je ne les vois que de l'intérieur. Ils m'attachent, m'adorent, m'envient... Je n'en ai que faire, que faire de vos jugements, que faire de mes défauts inombrables et inommables.
Alors attendons...
Elle le créera, en pensant, en absorbant. Elle ne rêvera que de flammes. Elle se consumera dans sa lassitude. Et pourtant, elle ne niera rien.
Cette autre aurore pour laquelle elle priera, pour ce crépuscule qu’elle verra, pour tout cela elle ne succombera pas.
Ces pauvres gens, ne seront que des appuis, des marches pieds, dans sa tempête, elle emmènera tant et tant de choses. Tel le vent, elle les envolera …
Peu importe le fer et l’acier qu’on lui opposera, elle bannira ses rêves, peu importe importe, tant qu’il lui reste celui-là.
Celui où elle se baignera.
Elle file, droite, absente, ce chat dans la nuit. Arborant le spectre environnant, elle lui susurre ces formules, ses doigts parcourant les murs. Elle volerait son âme, elle la chérirait comme son enfant. Cette flammèche, l’animant, la pressant, n’est rien de plus que le souffle d’une étoile.
Il saute, bondit de chemin en cheminée, déterminée à lui échapper. Il esquisse la valse des furies, en changeant ses tournants, furtivement, en évitant ses fumées.
Elle ne peut l’attraper, cela lui paraît limpide et rougeoyant. Il ne lui reste qu’une opportunité, en se brûlant les ailes, elle consumera les siennes.